

Y a pas à dire, rien à faire, il faut mettre les yeux dans le code pour comprendre comment les css marchent. Pour l'instant, retour au standard, et peut être faire plus par la suite...
Après l'emerveillement émeraude de l' irlande, place au bitume de la rue en bas. Dimanche soir, soleil du soir orangé presqu'été, allez on sort, prendre l'air de liberté une dernière fois avant le retour au boulot du lundi matin... comme d'hab' je descends, première à droite, rue Damremont, long trottoir bordé de boutiques: en face un chinois bon marché, une boucherie fine, un fleuriste (du nom du célèbre peintre du cru local : Utrillo), de mon côté, un petit japonnais néonisé, un marchand de fruits et légumes (2 cambodgiens sympas), un vendeur de :petit électromenager, batterie de cuisine et quincaillerie (des indiens adorables), un chocolatier à la vitrine couleur marron et orange, un boulanger aux même couleurs mais nom différent [parfum du pain du mardi au vendredi sur le chemin du metro le matin, et les gens qui font la queue le soir], bon je la connais par coeur cette rue et c'est dimanche, aujourd'hui tout est calme et fermé, mais je les imagine en mouvement des autres jours. Tiens, en face : brûlerie et thé en vrac, la machine à torrefier le café trône derrière ces volets roulant fermés, je devine toutes les boites rouges et noires qui renferment les précieuses feuilles, ... , je traverse, on continue , plombier, agent immobilier, video club, le restau italien du bout de ma rue, [quelques soirées passées là, sourire], arrivée en haut du pont de la rue Caulaincourt qui passe au dessus du cimetière de Montmartre (où reposent Michel Berger, Offenbach, les frères Goncourt, Stendhal, Dalida, et autres danseuses, écrivains, artistes qui m'ont achappé) ohh et puis non ! aujourd'hui j'descends pas à "place Clichy" , je prends à gauche rue des Abesses, aller me mêler à la foule des touristes, troquets le long des trottoirs, tous en rang attablés, verre sur les pieds, pintes sur leur sous bocks, lunettes de soleil, à l'ombre normal on est à Paris ! je file devant tout ça... petit plaisir de me sentir chez moi, ce quartier qu'on vient voir et sentir, musique de rue, paroles, discussions animées du soir, retour des repas de familles, des sorties dominicales, je plonge dans une petite rue choisie pour sa belle perspective plongeante sur boulevard de Clichy : j'arrive pres de la salle de la Cigale, qu'on ne verrait meme pas tellement sa façade blanche est banale et sans charme (mais c'est sans compter tous les bons spectacles qu'elles abrite , j pense à Mr Castang l'an passé), et j'trace, après j'menfile le boulevard Rochechouart, par là ça change : moins de touristes, plus de diversité, les couleurs, tchatche, j'aime bien, tout est fermé sauf les nombreux bouiboui ouverts aux heures où ferment les autres, ilôts de vie, on les reconnait aux trois quatre mecs qui se plantent devant en papotant, à regarder le spectacle de la rue, la ville est une grande scène il suffit de laisser traîner ses yeux et d'ouvrir bien grand ses oreilles... je remonte vers la butte , c'est par là bas chez moi, suffit de se repérer au relief. à gauche rue Clignancourt (avant de bifurquer, il y a en face au loin les beaux stores à carreaux vichy de Tati, ceux la d'habitude je les lorgne depuis la station aérienne de Barbes), puis rue Ramey pareil : libannais, turcs, pakistannais, et troquet, à gauche rue Custine, déjà le retour, mes débuts à Paris sont passés par là grâce à une amie hôte et depuis chez qui je trouvais mon actuel toit. Zou par là, ..., oh pas si vite le retour : un coup à droite rue du Mont Cenis, un vieux toit en tuiles ou ardoises,, je ne sais pas mais cette petite bâtisse à tourelle dénote par rapport aux grandes façades voisines neo-classique et art nouveau, on dirait une rescapée de fermette du temps où ce coin était champêtre...le soleil du soir chapeaute toujours...mmm. .. place de la mairie du 18e Jules Joffrin, église Notre Dame de Clignancourt, air de place du village, mais Clignancourt n'en n'est plus un, c'est désormais un quartier, les passants passent, bars de coins, et terrasses pleines, ici aussi , enfin ce ne sont pas les touristes mais des locaux aux accents lointains. Prendre plus d'ampleur dans les deplacements : abracadabra je voudrais .. un Velib : en selle ! court passage vers boulevard Ney, retour par Championnet, rue Montcalm, Ordener, déposé le vélo à l'une des trois stations au bout de ma rue (l'autre bout de la rue par laquelle je suis passée à l'aller, une boucle c'est tellement mieux). Esprit flâneur quand tu nous tiens ! .. c'est con je suis jamais allée voir de l'autre côté de ce carrefour ... c'est parti, rue Vauvenargues vers st Ouen, étonnante architecture, se mêlent jolies façades art nouveau, art déco, neo classique, horreurs des années 80 (carrelage blancs façon communisme des grandes villes chinoises), et ciment indifferent. Une voie ferrée desaffectée à nos pieds quand on passe rue Belliard et Leibniz, des villas aux facades en verres façon avancées victoriennes revisitées en couleur, dommage que je n'y connaisse pas plus que ça en architecture et histoire des bâtiments. M'enfin le petit square des Epinettes ( qui est cette maria deraisme ?) est ravissant, retour vers l'avenue st Ouen où volent quelques mots familiers d'arabe argoté, pour remonter la rue Championnet sombre à l'ombre des platanes enfeuillés , et rentrer pour de bon cette fois.
et du vert ! que dis-je !? des verts ... incroyable déclinaison chlorophyle colorophile , la végétation a fait son spectacle ce week end du 8 mai tandis qu'une petite virée motorisée me menait
sur les routes d'Irlande avec ma cousine, une Erasmus là bas pour un semestre qui touche bientot à sa fin.
Arrivée à Dublin, un bon pub : le temple bar, une Guiness, une Kilkeny (la pinte sinon rien!), des chants locaux et du U2 repris en concert live par un bon chanteur, deux sacrés
musicos guitaristes et une violoniste, et nous voilà dans l'ambiance ! Auberge de jeunesse, un dedale de couloirs, de chambres dortoirs, tour de babel aux nombreux meandres, on passe devant la
cuisine, la salle de pause, le billard : anglais, espagnol, italien, allemand, les mots du monde sonnent à nos oreilles, on monte un escalier, tiens , au detour d'un couloir, un jeune
gratte ses cordes et chante sur une table posée en coin... Dans notre lit superposé, sommeil de 3 à 11h, on decolle. Ballade dans Dublin, avant un petit déjeuner typique dans un pub
tranquillement vide, au coeur de Temple District. Ambiance chaleureuse par la deco, et la musique. Dehors, pluie et soleil alternent, éclats de lumières, ombres et blancheur
cotonneuse vont et viennent, s'enchaînent dans des effets chaud froid. Dedans, les radiateurs à eau, en fonte, chauffent doucement et pourtant on garde nos pulls, c'est sûr, sans la foule et
la bière du soir, le matin : il fait plus frais. Puis : en voiture simone, on roule : cap à l'ouest ! vers Galway. Un peu tristoune cette nationale, m'enfin le lendemain sera plus
prometteur. Claquées on va se coucher après une courte marche et un repas dans un petit burger miteux. Le lendemain, c'est parti pour le CO NE MA RA [terre brûlée au
vent des landes de pierre autour des lacs c'est pour les vivants un peu d'enfer ... le connemara des nuages noirs qui viennent du nord colorent la terre les lacs les rivieres c'est le decor du
connemara... au printemps le ciel irlandais etait en paix ......ta ta ta ta sardou] ouaahh ca commence gentiement : des paysages qui s'assechent, genets ou ajonc, rocaille , herbes couchées par le vent qui danse dans le relief onduleux, de
grands espaces, un peu d'eau par ci par là, la route au milieu de nulle part, un peu magique. Puis, puis on arrive à Cliffden, on continue, et ...... la voilà ! la Sky Road : une petite route qui monte et vous emmène devant un spectacle naturel à couper le souffle ,
l'Ocean atlantique, un horizon sans fin, la côte à ses pieds, l'écume des vagues immaculées, plus blanches que la lumière, qui vient chatouiller le rivage, des parcelles , prés verdoyants séparés
par des haies naturelles ou des murs de pierres, au milieu : moutons et vaches qui paissent, se prélassent sur cette terasse en contrebas au bord de l'eau, et aussi quelques maisons
parsemées ,le tout sous le vent libre qui vient d'une étendue vaste et vide, ce souffle permanent virevoltant porte fraîcheur et étourdissement. Ouaah et là on se dit que c'est un
beautiful day !
et plus tard d'évoquer la magie des cliffs of Moher, Kenmare, Bantry, Skibereen, ...