Mercredi 11 novembre 3 11 /11 /Nov 08:05
Un voyage, ça commence dans la tête et celui là a commencé quand, dans une situtation de grande liberté, j'ai pu avoir un billet d'avion Aller-Retour gratuit pour n'importe où. Sonder ses envies, ses valeurs : que voudrais-je voir ? qui rencontrer ? que vivre ? Toujours les même motivations m'habitent et j'ai poussé les limites de mon horizon après le monde hispanophone, le monde arabophone, voir un bout d'Asie. Et evoluer dans mon approche du, des voyages (pour enfin j'espère aller plus loin dans la manière de faire dans deux ans ...)

Première étape : passer dans l'espace d'embarquement avec mon sac (faire attention aux liquides donc) voyons voir si je vais pouvoir rentrer dans l'avion avec toutes mes affaires sur moi. Ca me soulage de carresser l'espoir de voyager librement avec mes effets (ne pas avoir à me préoccuper de ce qui leur arrive jusqu'à la soute ni attendre au sortir à l'arrivée), et surtout faire avec juste ce qu'il faut.

C'est toujours "surréaliste" un espace d'attente à l'aéroport, CDG 2, du verre, des hotesses et stewarts Air France sortis d'un magazine de mode cotoyant des femmes de ménage qui sont d'origines aussi lointaines que les destinations sur les écrans... Delhi, (une autre fois peut être), Djibouti (je ne pense pas la voir un jour). Les Nantis de l'espace Petroleum, Gold, sur les sièges transats façon solarium profitent d'un beau panorama.

Pause. Mon esprit n'est plus au Vietnam comme il a pu l'être tant ces derniers jours. C'est l'instant d'avant la réalisation, en suspens, calme, et vide.

[..........journaux ? ......chocolat ? ............., eau ? , ...............]

17h50 Un thé, chaud, trop chaud. Le laisser refroidir en posant mes fesses ailleurs. Espace F49, un groupe d'Italiens en partance pour le Nepal. Au début, six personnes tranquilles, je crois à trois couples qui se connaissent bien et se sont organisés un trekking; puis le gars que je pense être le guide ne l'est pas. Une dame, la cinquantaine, peau et cheveux foncés par un bronzage intense, lunettes et polaire blanches qui tranchent avec, arrive, une glace (blanche) à la main. Rire du groupe. Il faut vraiment être d'Italie pour aimer manger une glace un 15 octobre à Paris, dans un aéroport. C'est elle qui mène le groupe, qui se complètera plus tard, une VIngtaine de personne en tout, un voyage organisé finalement. un peu déçue je croyais à une implication plus grande de quelques motivés...
Je projette le regard ailleurs. Deux femmes indiennes, de dos, qui discutent. Trois hommes indiens, ordis portables, l'un d'entre eux reste pour garder les bagages pendant que les autres vont vaquer. Il se fait aborder par un vietnamienne, dame de 40-50 ans qui parle fort avec un accent asiatique en français pour savoir si ici se trouve bien la porte d'embarquement F49. Il répond en anglais que oui. Elle s'assoit et met du rouge à lèvre, puis en essaye un autre qu'elle vient d'acheter au duty free, nombreux bracelets au poignet, costume noir bon marché mais habillé pour le travail, une cheap working business women, je pense à cet instant. Elle a un sac super U, les même que ceux qu'il y a à Nort sur Erdre, avec plein de billes dessus...

Addendum 1 : Nort sur Erdre et dans toute la France, mais j'ai pensé à chez mes parents
Addendum 2 : à ce moment je n'ai pas encore séjourné au Vietnam et j'aime à laisser telles quelles les impressions naïves et sans fondement, même si je ne les partages plus désormais.

19h : Embarquement.
Par Stef
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Jeudi 2 juillet 4 02 /07 /Juil 23:08

Y a pas à dire, rien à faire, il faut mettre les yeux dans le code pour comprendre comment les css marchent. Pour l'instant, retour au standard, et peut être faire plus par la suite...

Par Stef - Publié dans : Entre deux
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Lundi 18 mai 1 18 /05 /Mai 23:32

Après l'emerveillement émeraude de l' irlande, place au bitume de la rue en bas. Dimanche soir, soleil du soir orangé presqu'été, allez on sort, prendre l'air de liberté une dernière fois avant le retour au boulot du lundi matin... comme d'hab' je descends, première à droite, rue Damremont, long trottoir bordé de boutiques: en face un chinois bon marché, une boucherie fine, un fleuriste (du nom du célèbre peintre du cru local : Utrillo), de mon côté, un petit japonnais néonisé, un marchand de fruits et légumes (2 cambodgiens sympas), un vendeur de :petit électromenager, batterie de cuisine et quincaillerie (des indiens adorables), un chocolatier à la vitrine couleur marron et orange, un boulanger aux même couleurs mais nom différent [parfum du pain du mardi au vendredi sur le chemin du metro le matin, et les gens qui font la queue le soir], bon je la connais par coeur cette rue et c'est dimanche, aujourd'hui tout est calme et fermé, mais je les imagine en mouvement des autres jours. Tiens, en face : brûlerie et thé en vrac, la machine à torrefier le café trône derrière ces volets roulant fermés, je devine toutes les boites rouges et noires qui renferment les précieuses feuilles, ... , je traverse, on continue , plombier, agent immobilier, video club, le restau italien du bout de ma rue, [quelques soirées passées là, sourire], arrivée en haut du pont de la rue Caulaincourt qui passe au dessus du cimetière de Montmartre (où reposent Michel Berger,  Offenbach, les frères Goncourt, Stendhal, Dalida, et autres danseuses, écrivains, artistes qui m'ont achappé) ohh et puis non ! aujourd'hui j'descends pas à "place Clichy" , je prends à gauche rue des Abesses, aller me mêler à la foule des touristes, troquets le long des trottoirs, tous en rang attablés, verre sur les pieds, pintes sur leur sous bocks, lunettes de soleil, à l'ombre normal on est à Paris ! je file devant tout ça... petit plaisir de me sentir chez moi, ce quartier qu'on vient voir et sentir, musique de rue, paroles, discussions animées du soir, retour des repas de familles, des sorties dominicales, je plonge dans une petite rue choisie pour sa belle perspective plongeante sur boulevard de Clichy : j'arrive pres de la salle de la Cigale, qu'on ne verrait meme pas tellement sa façade blanche est banale et sans charme (mais c'est sans compter tous les bons spectacles qu'elles abrite , j pense à Mr Castang l'an passé), et j'trace, après j'menfile le boulevard Rochechouart, par là ça change : moins de touristes, plus de diversité, les couleurs, tchatche, j'aime bien, tout est fermé sauf les nombreux bouiboui ouverts aux heures où ferment les autres, ilôts de vie, on les reconnait aux trois quatre mecs qui se plantent devant en papotant, à regarder le spectacle de la rue, la ville est une grande scène il suffit de laisser traîner ses yeux et d'ouvrir bien grand ses oreilles...  je remonte vers la butte , c'est par là bas chez moi, suffit de se repérer au relief. à gauche rue Clignancourt (avant de bifurquer, il y a en face au loin les beaux stores à carreaux vichy de Tati, ceux la d'habitude je  les lorgne depuis la station aérienne de Barbes), puis  rue Ramey pareil : libannais, turcs, pakistannais, et troquet, à gauche rue Custine, déjà le retour, mes débuts à Paris sont passés par là grâce à une amie hôte et depuis chez qui je trouvais mon actuel toit. Zou par là, ..., oh pas si vite le retour : un coup à droite rue du Mont Cenis, un vieux toit en tuiles ou ardoises,,  je ne sais pas mais cette petite bâtisse à tourelle dénote par rapport aux grandes façades voisines  neo-classique et art nouveau, on dirait une rescapée de fermette du temps où ce coin était champêtre...le soleil du soir chapeaute toujours...mmm. .. place de la mairie du 18e Jules Joffrin, église Notre Dame de Clignancourt, air de place du village, mais Clignancourt n'en n'est plus un, c'est désormais un quartier, les passants passent, bars de coins, et terrasses pleines, ici aussi , enfin ce ne sont pas les touristes mais des locaux aux accents lointains. Prendre plus d'ampleur dans les deplacements :  abracadabra je voudrais .. un Velib : en selle ! court passage vers boulevard Ney, retour par Championnet, rue Montcalm, Ordener, déposé le vélo à l'une des trois stations au bout de ma rue (l'autre  bout de la rue par laquelle je suis passée à l'aller, une boucle c'est tellement mieux).  Esprit flâneur quand tu nous tiens ! .. c'est con je suis jamais allée voir de l'autre côté de ce carrefour ... c'est parti, rue Vauvenargues vers st Ouen, étonnante architecture, se mêlent jolies façades art nouveau, art déco, neo classique, horreurs des années 80 (carrelage blancs façon communisme des grandes villes chinoises), et ciment indifferent. Une voie ferrée desaffectée à nos pieds quand on passe rue Belliard et Leibniz, des villas aux facades en verres façon avancées victoriennes revisitées en couleur, dommage que je n'y connaisse pas plus que ça en architecture et histoire des bâtiments. M'enfin le petit square des Epinettes ( qui est cette maria deraisme ?) est ravissant, retour vers l'avenue st Ouen où volent quelques mots familiers d'arabe argoté,  pour remonter la rue Championnet sombre à l'ombre des platanes enfeuillés , et rentrer pour de bon cette fois.

Par Stef
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