Voila voila,
déjà en milieu de rotation, en France, cette semaine est passée comme l'éclair... Mon grand et unique frère s'est marié ce week end et c'était génial. Une tres très belle fête. Merci a la famille Cariou pour savoir amener de si beaux moments. Un mariage pour revoir ceux qui manquaient, quoi de mieux.
Du Bonheur en barre ! j'peux en emmener un petit bout au Qatar ?!

A part ça, il y a du remaniement dans le blog. Vous verrez que quelques vieux articles ont gagné des illustrations photos. et les catégories ont changé de nom.
Quand je serai au clair avec les albums Picassa, je mettrai d'autres photos.
Oman du 9 au 18 fevrier.
Premier Samedi. Matin – 6h, mon sac est prêt, en route pour l'aeroport de Doha.
10H15, Arrivée à l’aéroport de Seeb, pres de Mascate . Prendre un visa d’entrée ds le pays, 3 Rial Omani, changer de l’argent. Formalités d’immigration, les douanes, et voila enfin dans le hall d’arrivée de l’aéroport a 11h. Bon, une voiture … il y a plein de comptoirs d’agences de locations, ça devrait aller, lequel choisir ? Allons y, Europcar : plus rien de disponible, Thifty non plus, Hertz : idem, au quatrième je retiens mon souffle. Mark rent a car, oui il reste une voiture, une grosse américaine automatique : une ford Taurus blanche. Bon, ça ira, de toute façon je ne m’y connais pas en location de voiture, le loueur, corpulent, au chapeau Omani, calme, photocopie le passeport, établit le contrat de location, pas plus de 200km/jour, au delà c’est du surplus au km a payer ; en cas d’accident 75 RO [+ 25 RO pour le police report. Je l’apprendrais à la fin de mon séjour, en rendant la voiture, un couple de belges ayant eu un accident étaient au comptoir du loueur.]
Revu l’état de la carrosserie avec le loueur, niveau d’essence, kilométrage, pas d’eau pour le lave vitre, tant pis. Affaires chargées. C'est parti
Où aller ? direction Mascate, au rond point je me plante de direction, tant pis ,rattrape le coup en passant par une station essence. La route est bonne, il y a du trafic, je roule lentement, les gens roulent vite. Le réseau routier est bien différent de celui du Qatar, et ici, il y a du Relief ! Incroyable ces montagnes de pierres ocre, rouges, marron. Enfin, je ne me suis pas encore bien appropriée la géographie, l’urbanisation s’adapte a la topologie des villes. Les quartiers s’étalent dans les wadis, ce sont les deltas, des bras de cours d’eau perpendiculaires a la cote, il y en tout le long. Cela donne des morceaux de villes encaissées et disséminées. La grand route principale ne permet donc rien de voir, c’est d’ailleurs plus une highway qu’une route principale.
A Mascate, je ne comprends pas comment cette ville est faite, on dirait que les rues ne mènent nulle part. Suis-je restée trop longtemps au Qatar, influence anglo-saxonne et quadrillage dans l’urbanisation bien pensée. Allers retours au lieu de tenter un nouvel endroit et de marcher.
Un peu plus tard, chercher un hôtel, je finis par me repérer, et choisis dans le guide que j’ai emporté avec moi. Il n’est vraiment pas très précis pour les questions pratiques. Passons, le Al Mina Hotel a l’air correct de l’extérieur, et il est bien située, enfin, je crois au bout de la corniche, pas loin du marché / du souk aux poissons, et au croisement pour repartir vers les hauteurs de Ourm. La partie de la ville ou se trouvent les ambassades, les hôtels, les sorties branchées, et Ruwi, un peu plus loin pour la partie industrielle et tertiaire, l’activité économique et administrative. Finalement Mascate (city) n’est pas très étendue, mais la province, et la zone est bien la capitale, et centre du pays.
Sohar, Sour, Nizwa, Buraimi et Shalalah sont les autres villes a decouvrir.
Sur le parking en face de l’hôtel, le ton est donné. Je porte un T-Shirt noir, et un jean, et mes chaussures de rando. Jeune femme de 23 ans, européenne, parmi tant de d’autres dans la rue à Nantes, comme ça au printemps, je passe totalement inaperçue. Sur la place du parking a Mascate je me fait klaxonner par qqs taxi qui passent et aguichée par les hommes que je croise, non sans un certain dégoût.
Réception de l’hôtel, ils ont des chambres disponibles [tu m’étonnes !] c’est 15 RO la chambre [du vol !] « Vous voulez voir les chambres avant de réserver ? » me propose même le jeune homme, chapeau omani, aussi, OK allons y. On monte dans un ascenseur un peu vieux, 4eme et dernier étage, la chambre n’est pas faite, ah prenons en une autre, 3eme étage, la ça va. Au premier coup d’œil ça a l’air bien. ERREUR, je n’ai pas regardé la salle de bain. Remarque, tant mieux. Il veut garder mon passeport, je ne lui concède qu’une photocopie à faire "in fine", car mon passeport restera avec moi tant que possible.
Après avoir déposé 5 RO sur le comptoir le temps de chercher les 10 suivants pour atteindre la somme, le billet était déjà passé dans sa main, je n’avais de monnaie, que 20 RO, sur lesquels, il a tenté de me rendre mes propres 5 RO ! bien essayé, mais je ne me suis pas fait avoir, ça m’a juste donné l’occasion de le mettre bas dans mon estime celui la !
Dans la chambre, mon sac a dos et les bouquins. Je vais enfin pouvoir souffler, me poser et établir un parcours pour ce séjour ici, je sens que j’aurais du le préparer un peu plus que ça !
Le lendemain : BARKA, un petit village au Nord de Mascate. Un fort remis en état, a visiter. Premier souk aux poissons, achat de citrons, baragouin en arabe pour essayer de nouer le dialogue avec les gens. Pas un touriste, un petit bonheur d etre la seule etrangere.
Plus tard, arrêt a la station essence, un omani serviable. Vécu en australien, et en Nouvelle Caledonie. Il me passe sa carte et me conseille de prendre une carte telphonique locale pour etre prudente. Il me rassure sur ses compatriotes et me prie de rester ouverte, malgré la curiosité que peut susciter les aleas d'une femme seule dans la culture arabe. Il travaille pour le ministère de l’éducation omani. Je suivrais les conseil de Sulaiman un peu plus tard.
A’BASSA – KHAROUBAQ, les pécheurs, tentative de camping, Recueillie par Nadia.
Marre de l'hotel, je voulais camper sur la plage. Dans le sac a dos une petite tente monoplace et un duvet. Ayant longé la cote par les petites routes de sable terreux, villages de pecheurs, je m'arrete a 60 km au sud de Sohar. Ca a l air bien ici, les gens sont souriants, apercues quelques femmes. Je demande aux habitants si je peux camper sur la plage. Ah la langue me fait defaut.... les trois mots que je connais ne suffisent pas. 30 mn plus tard apres un bon langage de signe, je monte la tente, 20 gamins qui rient et s 'amusent curieux, autour de moi. Les peres et oncles qui surveillent tout cette agitation, pas loin. Les jeunes filles vont chercher mamans et tantes. L'une d'elles, environ 12 ans, parle un peu anglais, et me deconseille de rester la. L'inquiétude m'envahit, "pourquoi ?" "Il y a des hommes qui boivent le soir et ils pourraient mal te parler". OK, mais je fais quoi maintenant, il fait presque nuit, et la ville est a 1 bonne heure de route, je ne connais pas d'hotel, et franchement je n'ai pas envie d'aller a l'hotel. Hesitations. J'allais plier la tente quand un femme imposante vient me voir, et dans un anglais plutot bon, m'ofrre l'hospitalité. "Tu vas dormir chez moi, c'est mieux" Soulagée, un peu inquiète, très curieuse, j'accepte et la remercie. Je range la tente dans la voiture, prends quelques affaires, et la suit. Toujours deux dizaines d'enfants autour. Dans sa maison, de ciment et de tapis, elle me fait assoir dans une petite pièce sur des nattes en palmier, devant la télé. Quelques femmes me rejoignent. Nadia est née a Bahrein, c'est la bas qu'elle y a appris l'anglais. Elle habite Oman depuis plus de sept ans.Son mari est né ici, il est pecheur, et a servi dans l'armée au Qatar. Preuve en est, la plaque d'immatriculation de leur vieille voiture. La Taurus clinquante que j'ai louée me met un peu mal a l'aise. La prochaine fois, si je veux aller voir du pays, je penserais a prendre une bicoque.
Elle apporte sur un grand plateau, du café a la Cardamone, du thé a la menthe, des fruits coupés, et des gateaux. C'est magique, on se regarde toutes, je me demande qui est la plus étonnée de cette rencontre. J'admire leurs regards, leur vetements, la facon dont elles se parlent, et aux enfant qui défilent timides devant la porte pour venir voir celle qui s'est introduite chez eux. Beauoup de question, s'appliquer, methode d'arabe, je tourne les pages, construis les phrases mots a mots. Elles sont patientes, et douces. Incroyable, le sentiment d'etre bien là, toute a l'instant present.
Diner en famille, on passe dans un autre pièce. Les pieces s'organisent autour d'une cour centrale, par laquelle il faut passer pour aller de l'une a l'autre. Les hommes et les enfants sont la. Papa, oncle, ami, frere. Femmes, tantes, soeur également. Riz et poisson, citron local et pain Naan. Nous mangeons par terre sur les tapis. Plus tard se reposer sur les coussins qui bordent la pièce, et parler. Papier, crayon, on ecrit, on dessine, on essaie de se comprendre. Mais ce qui compte c'est déjà d'échanger, de partager ce moment. Tendresse familial, humour. Nadia m'emmene faire la tournée des maisons du village, les femmes veulent me voir. Elle me passe un voile et me l'arrange. Je la laisse faire, c'est une marque d'attention, et de protection. Je commence a comprendre, mieux, a ressentir.
SOHAR – Hôtel manqué – Yaqoob, le fort, les tailleurs pakistanais, la pâtisserie pour Yaqoob et sa famille.
MALADE, belle tourista qu'on expliquera , pourquoi pas, par le thé, le café, le poisson, ou tout simplement le changement de décor, ...
BURAIMI, l‘hôtel, rien que l’hôtel, rien a faire, j'étais clouée au lit....
AL AIYN, les UAE, frontière quand tu nous tiens, je retiens le receptionniste de l'hotel qui m'a conseillé de passer sans faire tamponner mon passeport a l'entrée de la ville si les barrières étaient levées. "Pas besoin de s'arrêter, ca passe!" il me dit.... tu parles, bonjour pour expliquer ca quand j'ai voulu ressortir.
La route 15, un feu d’artifice de paysages, desert rocailles, desert sableux, sable blanc, sables rouges, palmiers datiers, chevres, petits villages, montagnes, ....
NIZWA – magnifique, une ville belle …. Mais touristique...étrange sensation après les jours passés chez l’habitant à avoir essayé d’échanger uniquement en Arabe. Hôtel, piscine. Visite de la ville. LE souk aux poissons, rencontres. Tentative d’achat de bijou. Pas trouvé d’encens. Visite du Fort, un dédale de pièces, et de passages.
Retour a Seeb, l’aéroport, fin du voyage. Dans l’avion, dialogue avec la voisine de Sour, le foulard. Foule à l’immigration à Doha, retour en taxi à Gharrafa.
Bilan, découvert un pays musulman, forte culture, peu touristique, la rencontre, être l’étrangère de passage. La vie simple des familles de pécheurs, la beauté des paysages secs, des palmiers. Etre malade = être vulnérable. Une femme seule dans un pays arabe, pas la meilleure chose, et en même temps ça m’a ouvert les portes de l’habitant.
Calée ?! en panne tu veux dire ! carrement, je ne trouvais plus les touches sur le clavier.
Non, non, mais monsieur je travaille moa ;-) c'est vrai que les 160 km quotidiens pour aller et revenir du site, et les bonnes journees de 10h+pauses, m'ont un peu atteinte. Et l'écriture s'est perdue en route. Mais ce n'est pas pour autant quíl ne s'est rien passé.
Pour raconter Oman, j'ai un petit texte sur l'ordi a la maison a DOha, apres demain je le mets en ligne. Cétait donc du 10 au 18 fev environ.
Apres, le boulot a repris, le projet avancant, de nouvelles tetes sont arrivees. Ca fait du bien, un souffle nouveau. Une sortie dans le desert le 27 avril, c'était fabuleux. On est parties a 4 nanas, sur une bonne idee d'une collegue en mission au Qatar, avec une agence Qatari. Enfin, agence est un grand mot pour designer une petite organisation, locale.
Bref un chauffeur palestinien sacrement bon conducteur des sables.
Comme l'une de nous parlait arabe, ca aide pour nouer un contact moins "client touristes" mais plus "ami je te fais decouvrir le pays". Des photos sur l'album que je peux mettre moi meme maintenant que J'ai changé d'ordi au boulot. De 256MB de RAM je suis passée a 1GB, ca va aider, au passage j'ai attrapé des droits d'administration, je peux changer l'heure en bas a droite ! c'est genial...Excusez de vous detailler ces points techniques, mais ca va me permettre de mieux bloguer.
J'habite toujours Doha a mon grand damne. Mi janvier j'avais un accord pour demenager, et 5 mois plus tard, rien. Enfin, je ne baisse pas les bras, et ca va se faire.
Sinon je rentre en France samedi prochain apres 6 mois et 14 j sans y avoir mis les pieds.
Voir la famille et les amis et mon grand frere qui se marie!!
Ah oui je suis allee votee le 21 avril et le 6 mai a l'ambassade de France du Qatar. C'est assez facile, comme je m'étais inscrite sur la liste consulaire en octobre dernier, avec ma carte d'identité c'était bon.
Je retourne bosser. Bon pour l'instant profitez des photos, et plus tard les mots.
Bizzz
Stef
