Lundi 4 mai 2009

Beaucoup de lectures nomades en ce moment, le vent des steppes me soufflent dessus le matin ... non en fait c'est l'air du metro par les fenêtres, pfff. Mais parfois c'est comme si j'y étais, le mois de mai gruyère à souhait laisse souffler ceux qui restent à Panam'. Crise existentialiste des 25 ans : réussir sa vie, réussir dans la vie. Ou le relan de passion longuement murie depuis des années. Certains se marient, progressent au boulot, réalisent de beaux projets, bouclent leur troisième cycle, partent en expat', en reviennent, partent en vacances, achètent la maison, déménagent, paient leurs impôts , (si si beaucoup !) .. , ont des enfants (pas trop encore , ça doit être un peu tôt )? bref , on avance, on avance, .... suis scotchée sur un truc, une idée. Pour l'instant c'est une idée qui germe, on lit, on y pense, on essaie de mettre un peu d'ordre dans tout ça, un vague planning, un songe de sequence de ce que ca pourrait être. Un peu d'hésitation, voir la logistique, pas mal de choses à border pour que ça s'approche d'une réalité, et il faut aussi alimenter le feu de la motivation profonde pour aboutir et perdurer. Mais chaque jour qui passe me donne une bonne raison , et continuer la vie normale actuelle pour se preparer correctement à la prochaine. 
Un ami d'école m'écrit après 4 ans  d'un parcours magnifique entre experience pro et formation post Ecole, pour au final me dire qu'il ronge son frein en faisant son dû  , ses preuves dans la boîte qui l'embauche à un beau poste pour pouvoir repartir vers des contrées orientales (en expat' j'imagine) car il n'attend que de s'envoler de Paris. Des gens qui n'ont pas réalisé leur projet perso et d'autres qui l'on fait, aussi variés soient ces projets, me poussent à aller trouver le mien, celui que je pourrai mener à bien, et qui donnera un sens.
Une petite de chanson de Jacques Brel à ecouter sous la douche ou dans un moment d'évasion bien sympa ;-)  http://www.deezer.com/track/1147233

Par Stef - Publié dans : Entre deux
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Lundi 27 avril 2009
Pssht pss pshit ... trois petites voix ... dans mes pensées du metro ... le sommeil  ... les rêveries de la pause café boulot :
-  Y en a qui disent qu'elle sait écrire. 
- AHh bon ?
- ouais ça se laisse lire
- [....]
- Faut voir : qu'est ce qu'elle a à nous raconter ?
- Bah déjà elle s'est bien aperçu qu'elle aurait jamais dû remonter les boitiers HD de sa freebox de la cave
- ?? qu'est ce que tu veux dire ?
- Qu'elle n'aurait pas du se remettre la TV ! La TNT en plus !
- Tout le monde peut se tromper, elle a qu'a pas la regarder
- Ouais c'est possible maintenant qu'elle a vu les mécanismes des épisodes de Dr House,
- ... et qu'elle en a marre de baver devant Thalassa  : parce qu'elle n'y est pas dans ces endroits de rêve :-(
- Oh oh oh ça va ...  elle ne s'était pas remise au 20H non plus
- Ah ça non ma petite dame! la grand messe du faux journal, plus jamais !
- Bah alors.   La 7 un petit coup de temps en temps y a pas de mal : un bon docu et au lit.
- ... mais oui... un petit coup de camisole cathodique de temps en temps !
- plus cathodique,  c'est une nouvelle ère . Les émissions sont aussi plates que l'écran.
- oui bon,  on se comprend
- puis après ça y a eu les vacances, pas de tel, pas d'ordi, le pied, elle se remplissait la tête
- de belles rencontres, de beaux paysages, de bons moments, tout ça, tout ça
- pour écrire plus tard, c'est bien ça, m'enfin on n'a pas trop vu de récit
- c'est vrai , qu'a t elle vécu de revoir la mer après 6 mois ?
 [la sensation de se faire bercer quand on dort au mouillage. Le ventre de maman a côté, c'est un faux souvenir qu'on vous raconte, une légende ! ]
- les odeur d'iode, de sel, de vent froid et humide, de saumure.
- Le froid :le bon frais, le mauvais glacial, celui qui vous requinque et fare les joues, celui qui vous glace et engourdit les doigts
- les lumières du jour, et de la nuit : l'aube, le matin, le midi, l'après midi, la soirée, le soir, le crepuscule, et la suite nocturne, pas besoin de montre, il suffit de percevoir les nuances.
- Et on peut voir les étoiles si bien sans les réverberes et autres éclairages artificiels.
- enfin les phares, ça sert à quelquechose, quand meme ! et ça marche pas à la dynamo.
- mmmm...de la mesure, de la mesure, on n'a pas dit revenir au moyen âge à la bougie non plus
- revenons aux plaisir du large ! on verra les debats de société plus tard.
- Wouuaw tu m'étonnes, après ça quand ça se termine, pffff
- le plus dur, c'est pas la chute ...
- La Haiiine
- ben elle est a commencé son retour par ne pas aterrir à Paris
- ??
- Paimpol - Guingamp - Rennes - Le Mans - voiture avec papa - chez Mamie dans le Perche
- Ahh je vois, l'est pas rentrée tout de suite dans son studio parisien du Nord de la place de Clichy
- J'comprends, depuis Paimpol ç'aurait été un peu dur
- elle s'est d'abord un peu mise au vert , et en famille
- après le bleu et un bon groupe de voileux sympas
- et maintenant c'est le gris, ouistitiii !
- cchhhhhuuutt
- ??
 elle descend à cette station
elle se réveille
elle lève le nez de son café

Je vais me coucher
Par Stef - Publié dans : Entre deux
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Dimanche 26 avril 2009

OOoo Allrights ... write ! Serait-ce possible ? que les doigts retrouvent le clavier, et l'esprit : l'envie d'écrire qui se concretise sur une page, aussi virtuelle soit elle, m'enfin pour parler de choses bien réelles (bien que conceptuelles pour commencer). La mécanique est bien rouillée, il faut depoussiérer. Je suis retournée voir le tout premier post de ce blog écrit debut septembre 2006 intitulé "Premier Jet". Il y avait 2 commentaires sur ce post : un encouragement sympa d'un ami pour donner des news fait à l'époque et un second com' qui citait Charles Peguy, celui ci écrit bien plus tard, 2 ans après l'article, en 2008. Je n'en connais pas l'auteur. Voici la fin :
«ce qui importe [...] c'est d’aller, d’aller toujours"
Ca me transperce à quel point ça me touche : ça fait 18 mois que  j'ai trouvé une location, y ai arrangé quelques petites choses, l'ai meublé, me suis casée dans un bureau à Paris, pu goûté à mes premiers congés payés (stricto sensus) il y a peu, et vais payé mes premiers impôts à la France d'ici 1 mois. Pu découvrir ici plein de lieux, d'activités, de gens intéressant, marrant, passionant grâce aux RTTs, jours fériés et week end. La famille et les amis ne sont pas loin, à portée de train. La Capitale est une ville riche de curiosités, d'histoires, ses urbains y sont de tous horizons, et la proximité incite à l'échange qu'on le veuille ou non, on communique beaucoup ici. Au boulot, c'est pareil : au menu des collègues ouverts d'esprit, une ambiance multiculturelle. Les sujets de travail sont variés, interessants, les processus demandent une attention intense et durable pour comprendre, acquérir et maîtriser une vision d'ensemble, un savoir faire, un savoir être. Des objectifs que je valorise pour avancer. Mais il y a un "mais". Une impression de s'être arrêtée en chemin. C'est une vue de l'esprit, pas seulement géographique, j'ai besoin de remettre en mouvement ce petit truc que je ne saurais caractériser : "ce qui me meut". Les lectures de récits d'explorations, de périples, de cheminements, les voyages oisifs : OK ; mais en dialogant dans mon entourage avec des personnes agées, je réalise à 25 ans le sens d'un projet de vie. Je pense avoir le temps et contrairement à 20 ans il n'y a plus cette impression qu'il faut ABSOlument tout faire au plus vite avant de mourrir demain, on peut aussi construire quelque chose dans la durée. Bien, soit. Quel est ce projet de vie ? 
M'appartient il entièrement ? Puis-je faire ce que je veux ? En ai-je le droit vis à vis de famille, mileu social, culturel ? Ah ah! ça peut faire sourire ou soupirer, quelle question banale ou saugrenue, commune ou dérangeante, pertinente ou incongrue ? Oui mais voilà si je la pose c'est pour ne pas tout envoyer valdinguer, parce que consciente que la vie peut être longue, on ne se construit pas en reniant tous ses fondamentaux, mais on avance en les confrontant pour les éprouver et trouver ceux qui nous sont vraiment essentiels. 
J'ai l'impression d'avoir à trouver et confirmer ces valeurs de base. Je rêve de toucher un jour ce denuement de l'âme qui vous fait sentir si vivant, quand ce qui reste est juste ce qu'il vous faut et c'est idéal. La perfection n'est pas, là encore, ce n'est qu'une vue de l'esprit. Au moins avoir assez de satisfaction avec la part d'adéquation entre ses attentes, ses recherches, ses valeurs et sa vie pour que ce qui nous encombre, nous dérange, nous tombe dessus, soit gérable, voilà une petit definition de bonheur.

Par Stef - Publié dans : Entre deux
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