

Beaucoup de lectures nomades en ce moment, le vent des steppes me soufflent dessus le matin ... non en fait c'est l'air du metro par les fenêtres, pfff. Mais parfois c'est comme si j'y étais, le
mois de mai gruyère à souhait laisse souffler ceux qui restent à Panam'. Crise existentialiste des 25 ans : réussir sa vie, réussir dans la vie. Ou le relan de passion longuement murie
depuis des années. Certains se marient, progressent au boulot, réalisent de beaux projets, bouclent leur troisième cycle, partent en expat', en reviennent, partent en vacances, achètent la
maison, déménagent, paient leurs impôts , (si si beaucoup !) .. , ont des enfants (pas trop encore , ça doit être un peu tôt )? bref , on avance, on avance, .... suis scotchée sur un truc,
une idée. Pour l'instant c'est une idée qui germe, on lit, on y pense, on essaie de mettre un peu d'ordre dans tout ça, un vague planning, un songe de sequence de ce que ca pourrait être. Un
peu d'hésitation, voir la logistique, pas mal de choses à border pour que ça s'approche d'une réalité, et il faut aussi alimenter le feu de la motivation profonde pour aboutir et perdurer. Mais
chaque jour qui passe me donne une bonne raison , et continuer la vie normale actuelle pour se preparer correctement à la prochaine.
Un ami d'école m'écrit après 4 ans d'un parcours magnifique entre experience pro et formation post Ecole, pour au final me dire qu'il ronge son frein en faisant son dû , ses
preuves dans la boîte qui l'embauche à un beau poste pour pouvoir repartir vers des contrées orientales (en expat' j'imagine) car il n'attend que de s'envoler de Paris. Des gens qui
n'ont pas réalisé leur projet perso et d'autres qui l'on fait, aussi variés soient ces projets, me poussent à aller trouver le mien, celui que je pourrai mener à bien, et qui donnera un sens.
Une petite de chanson de Jacques Brel à ecouter sous la douche ou dans un moment d'évasion bien sympa ;-) http://www.deezer.com/track/1147233
OOoo Allrights ... write ! Serait-ce possible ? que les doigts retrouvent le clavier, et l'esprit : l'envie d'écrire qui se concretise sur une page, aussi virtuelle soit elle, m'enfin pour
parler de choses bien réelles (bien que conceptuelles pour commencer). La mécanique est bien rouillée, il faut depoussiérer. Je suis retournée voir le tout premier post de ce blog écrit debut
septembre 2006 intitulé "Premier Jet". Il y avait 2 commentaires sur ce post : un encouragement sympa d'un ami pour donner des news fait à l'époque et un second com' qui citait Charles
Peguy, celui ci écrit bien plus tard, 2 ans après l'article, en 2008. Je n'en connais pas l'auteur. Voici la fin :
«ce qui importe [...] c'est
d’aller, d’aller toujours"
Ca me transperce à quel point ça me touche : ça fait 18 mois que j'ai trouvé une location, y ai arrangé quelques petites choses, l'ai
meublé, me suis casée dans un bureau à Paris, pu goûté à mes premiers congés payés (stricto sensus) il y a peu, et vais payé mes premiers impôts à la France d'ici 1 mois. Pu découvrir
ici plein de lieux, d'activités, de gens intéressant, marrant, passionant grâce aux RTTs, jours fériés et week end. La famille et les amis ne sont pas loin, à portée de
train. La Capitale est une ville riche de curiosités, d'histoires, ses urbains y sont de tous horizons, et la proximité incite à l'échange qu'on le veuille ou non, on communique
beaucoup ici. Au boulot, c'est pareil : au menu des collègues ouverts d'esprit, une ambiance multiculturelle. Les sujets de travail sont variés, interessants, les processus demandent
une attention intense et durable pour comprendre, acquérir et maîtriser une vision d'ensemble, un savoir faire, un savoir être. Des objectifs que je valorise pour avancer. Mais il
y a un "mais". Une impression de s'être arrêtée en chemin. C'est une vue de l'esprit, pas seulement géographique, j'ai besoin de remettre en mouvement ce petit truc que je ne saurais caractériser
: "ce qui me meut". Les lectures de récits d'explorations, de périples, de cheminements, les voyages oisifs : OK ; mais en dialogant dans mon entourage avec des personnes
agées, je réalise à 25 ans le sens d'un projet de vie. Je pense avoir le temps et contrairement à 20 ans il n'y a plus cette impression qu'il faut ABSOlument tout
faire au plus vite avant de mourrir demain, on peut aussi construire quelque chose dans la durée. Bien, soit. Quel est ce projet de vie ?
M'appartient il entièrement ? Puis-je faire ce que je veux ? En ai-je le droit vis à vis de famille, mileu social, culturel ? Ah ah! ça peut faire sourire ou soupirer, quelle question banale
ou saugrenue, commune ou dérangeante, pertinente ou incongrue ? Oui mais voilà si je la pose c'est pour ne pas tout envoyer valdinguer, parce que consciente que la vie peut être longue, on ne se
construit pas en reniant tous ses fondamentaux, mais on avance en les confrontant pour les éprouver et trouver ceux qui nous sont vraiment essentiels.
J'ai l'impression d'avoir à trouver et confirmer ces valeurs de base. Je rêve de toucher un jour ce denuement de l'âme qui vous fait sentir si vivant, quand ce qui reste est juste ce qu'il
vous faut et c'est idéal. La perfection n'est pas, là encore, ce n'est qu'une vue de l'esprit. Au moins avoir assez de satisfaction avec la part d'adéquation entre ses attentes,
ses recherches, ses valeurs et sa vie pour que ce qui nous encombre, nous dérange, nous tombe dessus, soit gérable, voilà une petit definition de bonheur.